Pratiques et théories de base issues de la RELAXATION DYNAMIQUE de CAYCEDO.

 

Le contexte :

Le stress est devenu un véritable problème de société, suite notamment aux nombreuses maladies psychosomatiques qu’il induit. Le stress négatif provient surtout de notre environnement : professionnel, familial et social par exemple. Pour moins le subir, il nous est quasi impossible de modifier ces quotidiens. Vouloir supprimer dans l’impunité sa belle-mère ou son chef de service est tout aussi illusoire que d’espérer la semaine de 3 jours de travail ou 5 mois de congé par an ! La mode nous pousse plutôt aujourd’hui vers des « bulles de bien-être ». Mais en réintégrant notre réalité existentielle, l’expérience de ces havres de paix artificiel risque de développer en nous un sentiment de frustration, nouvelle source de stress ! Nous avons donc peu de moyens d’action sur notre milieu extérieur. Mais il nous reste notre espace intérieur, nos états d’esprit (d’âme et de corps !). Là nous pouvons agir pour moins nous laisser pénétrer par les retombées négatives du stress. La Sophrologie Caycédienne ® répond parfaitement à cet objectif. Elle respecte bien nos conditions de vie occidentale et nous permet d’intégrer rapidement au quotidien des techniques performantes. Quant à l’intelligence émotionnelle, elle conquiert enfin sa véritable place. L’émotion positive motive ! Les dernières études (Daniel Goleman – USA) démontrent que le QE intervient pour plus des 2/3 dans les grandes réussites existentielles (professionnelles, familiales …). Le fameux QI (quotient intellectuel), tant vénéré le siècle passé, n’interviendrait que pour 1/3 seulement. Une réelle connaissance et une bonne maîtrise de l’émotionnel seront dans l’avenir des facteurs essentiels d’efficacité. Cela nous permettra aussi de mieux comprendre et gérer nos stress qui se développent en effet sur des mécanismes neuropsychologiques identiques à ceux des émotions.

 

La Sophrologie et l’« esprit entreprise »

Ce dernier est principalement analytique et logique, cartésien, cherchant à connaître et à comprendre, privilégiant la rentabilité. La Sophrologie s’intègre parfaitement à cet état d’esprit :

Ses bases sont scientifiques et toute séance débute par une explication de la méthode.

Les pratiques se réalisent dans le contexte du quotidien, debout et/ou assis, dans des locaux ordinaires, au sein même de l’entreprise par ex. ; d’où un gain de temps et une intégration plus facile à l’environnement professionnel.

Les théories et les pratiques de base s’enseignent en une quinzaine d’heures : en un W-E. ou par séances d’ 1 heure 1/4 une ou plusieurs fois par mois. Par après, un entraînement de 10 à 15 minutes, quelques fois par semaine, entretient et développe bien les acquis. Ces quelques minutes se prennent facilement dans le temps que chacun de nous consacre tous les jours à son hygiène de vie : repas, toilette, récupération, repos, …

 

Evaluation en entreprise

« L’équilibre de santé » a été suivi en entreprise chez une centaine de personnes perturbées par le stress notamment professionnel. Pour objectiver et quantifier son évolution, un questionnaire fut rempli avant la première pratique, puis après chacun des 3 premiers degrés de la méthode. Ce test avait déjà été utilisé pour le suivi médical de patients en décompensation de stress (groupe 1988 du graphique). Il chiffre un « quotient symptomatique global (QSG) » dépendant du nombre et de l’intensité de symptômes physiques et psychiques ressentis.

 

COMMENTAIRES :

Les Q.S.G. évoluèrent parallèlement dans les deux populations pratiquant la Sophrologie. Une amélioration nette et rapide de leur QSG s’est manifestée dès l’apprentissage des pratiques du 1er °. Le graphique illustre les améliorations (statistiquement significatives) observées au cours de l’enseignement des degrés 1 à 3.

Dans l’entreprise (groupe « social » 1991), l’intervention fut exclusivement de nature socio-prophylactique. Elle a malgré tout permis à chacun d’améliorer ou de guérir différentes pathologies psychosomatiques comme les maux de tête, d’estomac, les insomnies, l’agressivité, les troubles de concentration et de mémoire. Le personnel « rééduqué » devint aussi plus motivé, plus productif, plus créatif. Son taux d’absentéisme chuta.

 

REMARQUES IMPORTANTES :

En 1999, le fondateur de la Sophrologie, le Pr. Caycedo, actualisa sa méthode en l’axant plus encore sur l’essentiel. Nous observons depuis des résultats encore plus constants et 2 fois plus rapides qu’au début des années 90. Cela rencontre les soucis de rentabilité chère aux entreprises. Seuls les Sophrologues professionnels portant le label « Caycédien ® » connaissent et appliquent la nouvelle méthodologie.

La Sophrologie, une école d’intelligence émotionnelle. L’intelligence émotionnelle reprend petit à petit dans notre société sa véritable place. L’émotion positive dynamise et motive ! Pour Daniel Goleman (USA), sommité mondiale en la matière, le QE (quotient émotionnel) intervient pour plus des 2/3 dans les grandes réussites de vie (professionnelles, familiales …). Le fameux QI (quotient intellectuel) tant vénéré le siècle passé, n’interviendrait que pour 1/3 seulement. Les spécialistes considèrent déjà aujourd’hui qu’une bonne connaissance et utilisation de l’émotionnel est un des facteurs essentiels d’efficacité en entreprise.

Les mêmes mécanismes neuropsychologiques sont à la base du stress et des émotions. Depuis plus de 15 ans, nous enseignons donc leurs théories et leurs pratiques au cours du même séminaire/atelier (nombreuses références).

Ce programme bien adaptable à l’enseignement individuel, se donne aussi de façon intéressante sur le site même du stress : dans l’entreprise, les classes, sur les terrains de sports …

 

PROCHAIN SEMINAIRE d’EMOSTRESS © donné par le Dr. Michel Debelle

Consultez la rubrique agenda.

Bibliographie :

« Emostress © et Sophrotropie ® » : Dr. Michel DEBELLE, manuel du séminaire « Du stress à l’intelligence émotionnelle, connaissance et management par la Sophrologie ».

Publications en Sophrologie et en « émostress » du Dr. M. Debelle :

*   1) Sophrologie, stress et émotion, «Le livre des transformations», 2me part., 1er chap., p. 92 à 116, édit. du Moustier 1990

*     2) La vie et son stress : l’évolution, Annales du IIIme Congrès Europ. de la Fédération Européenne de Sophrologie, p. 53 à 63, édit. du Moustier 1992

*   3) La gestion du stress et des émotions par la Sophrologie Caycédienne, Asclepios (acta medica empirica 3/1994), p. 44 – 50

*   4) Sophrologie Caycédienne, musiciens et mélomanes, revue de l’Université Internationale de Sophrologie Caycédienne®, N• 9, p.15, 1er trim. 1995

*     5) La spasmophilie, quelle réalité ? quelles approches thérapeutiques ? La Revue du Médecin Généraliste, septembre 199

*     6) Sophrologie, Champs d’application en Sophrologie Caycédienne, p. 72-84 ; 158-160 ; 205-206 ; 211-212 ; 262-267 ; 333-343 Ellébore 1999

*   7) L’émostress ©, Revue Officielle de la Fondation Alfonso Caycedo, n° 33, p. 3-22, juin 2003

*   8) Applications de la Méthode Caycedo Actualisée VIPHI réalisées à l’Académie de Bruxelles , p. 3 à 11, revue Officielle de la Fondation Alfonso Caycedo, n° 42, sept. 2005

*   9) Le Cycle Fondamental de la Méthode Caycedo, sa Formation Officielle, Revue Officielle de la Fondation Alfonso Caycedo, n° 50, p. 15-20, oct. 2007.

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Pour un changement d’optique : La recherche de l’essentiel au travers du positif.

Aujourd’hui, le stress reste encore abordé comme le fit Hans Selye à la fin de la guerre 1940-44 quand le terme stress fut introduit par lui en médecine. Il qualifiait ainsi un « état excessif d’agitation intérieure » lié à une réaction d’adaptation, état souvent proche d’une rupture. Comme c’est souvent le cas dans nos sciences, le phénomène a été exploré et le reste avant tout au départ de ses processus terminaux. Le stress fut d’abord décrit par ses manifestations les plus périphériques, par les symptômes qu’il finit par engendrer. Hans Selye l’a décrit ensuite comme un excès de sécrétion de certaines hormones (les hormones de stress comme l’adrénaline et les corticoïdes) accompagné d’une hypertonie du système neurovégétatif orthosympathique, tout cela générant les symptômes périphériques observés.

Une des caractéristiques de la conscience est qu’elle trouve toujours ce qu’elle cherche comme le résume bien l’exemple de la vie en couple. Si vous cherchez l’amour, vous le trouverez mais « cherchez la petite bête » … vous la trouvez aussi ! Au début tout est beau, au mariage tout est blanc et il n’est pas difficile de réussir son voyage de noces. Quant à réussir à long terme le quotidien d’un couple ! Et à la rupture tout est devenu fort sombre. Ne persistent plus que les défauts amplifiés par les deux consciences qui les cherchent. Les deux personnalités ont pourtant peu changé en profondeur. Et les consciences se retrouvent sous l’emprise du négatif qui devient une véritable « banquise » dont elles ne pourront souvent plus se dépêtrer.

De même pour le stress, les chercheurs obnubilés par le périphérique négatif, ont surtout trouvé et décrit pendant plus d’un demi-siècle les symptômes périphériques et négatifs du stress.

Pourtant une observation rapide du stress faite par « l’autre bout de la lorgnette » met vite en évidence un fait positif pour le stress : il représente la moitié du phénomène vie. Une démarche plus phénoménologique permet de mieux recadrer le stress en partant de son point d’origine et en cherchant la finalité positive de sa physiologie : que nous rapporte-t-il, à quoi sert-il, que représente-t-il, quand intervient-il, pourquoi intervient-il … ?

Pour observer et décrire le stress et l’émotion, changeons donc d’optique ( !) ; débarrassons-nous de notre loupe (analytico-logique) qui nous égare dans les détails pour la troquer contre la longue vue (phénoménologique) qui rapprochera notre conscience des grands ensembles, de la globalité.

Ainsi, toutes nos recherches dans le domaine du stress et des émotions ont été privilégiées par l’attitude scientifique originale de la phénoménologie. Cela nous a permis de nous rapprocher plus de l’essentiel et de l’enrichir au travers du positif.

Importante mise au point : le Dr. M. Debelle créa le concept «émostress» il y a 20 ans (cf. sa 1ère référence bibliographique). Un médecin français, le Dr. Maniguet, viens de sortir un livre évoquant une «méthode émostress» dont il serait le créateur ! Synchronicité ou plagiat ? Ce livre essentiellement théorique, reste une approche bien différente de la nôtre qui est et a toujours été l’adaptation des pratiques de la Sophrologie Caycédienne ® à la gestion du stress et à l’intelligence émotionnelle (QE) : ses pratiques et ses descriptions orientatives sont aujourd’hui le fruit de 20 ans d’expérience de terrain.

Docteur Michel Debelle