FATIGUE CHRONIQUE ,  DOULEURS CHRONIQUES, ET  SPASMOPHILIE

Par le Docteur Michel DEBELLE

Créateur du concept  » émostress » et Représentant pour la Belgique du Professeur Alfonso CAYCEDO

fondateur de la  Sophrologie et la Sophrologie Caycédienne ®

INTRODUCTION : Une maladie qui inquiète … une maladie inquiétante ?   Doit-elle continuer à inquiéter ?

Il y a quelques années, ce diagnostic était le plus souvent posé après un véritable parcours du combattant. Les éléments diagnostiques étaient peu clairs pour la plupart des médecins, dont les médecins conseils des caisses d’assurance maladies. Aucun examen « objectif » n’était positif, prise de sang et radiographie par exemple alors que le patient réclamait un statut de maladie lourde et chronique, souffrant de douleurs invalidantes de plus en plus généralisées et de coups de fatigue de plus en plus longs et fréquents. Ce rejet par les structures médicales classiques activait l’angoisse de ces  patients, grands émotifs dès le départ. Or l’inquiétude, le stress et l’émotion sont de gros facteurs d’aggravation de la pathologie. Ils sont même à la base de son apparition et de son développement.

·         La réputation médicale et grand public de la maladie était :

·         1) pathologie peu connue -2) pathologie peu reconnue -3) pathologie peu ou non maîtrisable

·         En fait, nous sommes (ou devrions être !) aujourd’hui loin du sombre tableau ci-dessus.

·         Nous pouvons en effet maintenant comprendre et orienter efficacement ces patients … en commençant par casser de gros a priori.

·         La première phase du traitement commence pour nous par la description au patient de sa véritable problématique. Nous le rassurons ensuite sur la gravité réelle de son état tout en comprenant l’importance des symptômes vécus. Si ces derniers deviennent souvent fort handicapants pour leur quotidien professionnel, familial et autre, il ne devrait jamais se terminer par « la chaise roulante ».

·         L’axe central de notre prise en charge thérapeutique est la Sophrologie Caycédienne ® (à dissocier de trop nombreuses « sophro.-n’importe quoi » !). Nous traitons en parallèle l’état de spasmophilie que présentent quasi tous ces patients et expliquons l’importance d’une bonne hygiène de vie.

·         Une de nos patientes, après 1 an de traitement, une réinsertion professionnelle et social réussie, nous disait dernièrement que « la fibromyalgie ne devait plus être une fatalité ».

·         Maladie inquiétante ? Oui … mais qui aurait dû la plupart du temps rester bénigne.

Inquiétante car de plus en plus fréquente et apparaissant de plus en plus tôt. Hier, pathologie avant tout de l’adulte moyen ou en fin de carrière. Aujourd’hui, elle apparaît chez des personnes de plus en plus jeunes à tel point que les sites internet et les associations de « jeunes fibromyalgiques » ont le vent en poupe.

·         Maladie inquiétante car lourde pour la société qui doit assumer des mises en invalidité souvent longues, même pour les jeunes fibromyalgiques. Inquiétante aussi par le développement exponentiel d’associations, de forums, de « thérapeutes » à l’accueil et au rôle pouvant être fort utiles … à condition d’être compétents dans leurs démarches et d’éviter d’inquiéter encore plus le patient par des articles pseudo-scientifiques « romantico-ésotérico-cocorico-.cosmiques » parfois bien écrits … ce qui attire le patient … pour encore plus le troubler.

Un exemple : une de ces publications intitulée : « la véritable cause de la fibromyalgie », établissait un lien entre la poliomyélite et la fibromyalgie tirant argument notamment que l’on retrouve la même racine linguistique dans les deux termes. Or pour le premier, …myé… vient du grec muelos, la mœlle et pour le 2éme, …my… vient de mus, le muscle. L’un est une infection virale aigue atteignant essentiellement les cellules nerveuses (les neurones) de la mœlle épinière et l’autre, la fibromyalgie, une atteinte inflammatoire chronique et essentiellement mécanique des muscles et de leurs tendons d’insertion. L’auteur, Dr. en psychologie, mais peu psychologue et qui concluait son article de la façon suivante : « … Comme nous l’avons écrit plus haut, à propos de l’introduction de sels d’aluminium dans les vaccins, nous sommes convaincus que la sclérose en plaques, la sclérose latérale amyotrophique, le syndrome de Guillain-Barré, celui de Gilles de la Tourette, celui de la guerre du Golfe, les syndromes du déficit de l’attention ou de l’hyperactivité, l’épilepsie idiopathique et bon nombre d’autres pathologies neurologiques sont très certainement des formes modernes, pour adultes (sans que pour autant les enfants en soient protégés !), de polios induites par les vaccins antipoliomyélitiques » … remarquable « soupe » pseudo-scientifique !

·         La fibromyalgie doit-elle continuer à inquiéter ?  Par ce genre d’article oui.

Mais une bonne éducation à la santé, à l’émotionnel et au stress, une bonne connaissance et hygiène existentielle, devrait infléchir rapidement l’épidémie qui résulte pour nous directement de notre analphabétisme culturel dans le domaine des émotions et du stress, un QE (Quotient Emotionnel) totalement négligé dans notre éducation.

·         Maladie peu reconnue ? Reconnue dès 1992 par l’organisation mondiale de la santé !

·         Maladie peu connue ?         Données rhumatologiques Classiques :

La fibromyalgie est bien décrite depuis le début des années 90 dans différents articles ou livres de référence en rhumatologie par ex.

Dans une des « bibles » de la rhumatologie éditée en 1995, un gros « livre rouge » intitulé Thérapeutique rhumatologique de Thomas Bardin et Daniel Kuntz (Flammarion 1995), un chapitre complet est consacré à ce syndrome. Toutes les grandes lignes diagnostiques et thérapeutiques y étaient déjà bien décrites.

·          Quelques extraits de cet ouvrage :

A) Dans les rappels physiopathologiques les auteurs citent de façon chronologique :

1) Un profil psychologique particulier :« il existe une hyperréactivité au stress extrêmement marquée, souvent auto-entretenue par un syndrome d’hyperventilation.

Le syndrome douloureux dépend de facteurs psycho-affectifs : « c’est une forme douloureuse d’être au monde », un mal d’existence ? Toute technique de « mieux-être existentiel », comme la Sophrologie Caycédienne ® dans ses degrés 2 et 4 puis 9 à 12, peut jouer dans ce cadre un rôle thérapeutique de premier plan.

« un sommeil lent et profondément altéré alors qu’il joue un rôle capital dans les processus de récupération physique mais aussi et surtout psychique. Cela entraîne une altération des possibilités de résistance au stress avec perturbation de la résistance émotionnelle.

3) Les anomalies musculaires : les patients qui vivent en «tension musculaire permanente », ne parviennent plus à «souffler», ce qui entraîne un effet boule de neige négatif au niveau somatopsychique. En effet les tensions musculaires du système locomoteur mais aussi du système viscéral activent les tensions mentales et les troubles du sommeil, qui à leur tour amplifient les tensions musculaires. A noter ici que les auteurs parlent de somatopsychique, terme beaucoup plus exact et tellement moins péjoratif que le « psychosomatique » qui actuellement a totalement perdu son sens dans le monde médical, où il ne semble plus signifier que « c’est dans la tête » !

B) Dans les moyens thérapeutiques :

1) Expliquer la nature chronique mais bénigne de la maladie.

2) Traitement : psychotropes / kinésithérapie / relaxation. Ces auteurs insistaient particulièrement sur les exercices musculaires progressifs et les relaxations dont la sophrologie encore appelée Relaxation Dynamique de Caycedo qui répond bien à cette orientation, couplant la relaxation aux contractions musculaires et aux mouvements dans un dialogue à effet « boule de neige ».

Emostress

Le diagnostic de cette « polytendinopathie » :se fait notamment par la pression des 18 points gâchettes répertoriés par l’Association Américaine de Rhumatologie (dès 1990 ???). Si plus de 11 sont douloureux et que tous les autres tests cliniques restent négatifs (prise de sang et radiographies normales par ex. Consultez à ce sujet votre médecin traitant). Un état de fatigue chronique + un passé de spasmophile et d’hyperventilation confirmeront le diagnostic.

·         Nos observations de terrain et notre concept psycho pathogénique

La fibromyalgie est pour nous et depuis de nombreuses années le résultat d’un important dérapage au niveau du dialogue corps/esprit/corps, donc un tout bel exemple de maladie « somato-psychique ». Les patients ont basculé et se sont enfermés dans un dialogue corps-esprit-corps négatif, avec effet boule de neige. Nous parlons ici volontairement de « somato-psychique », le terme « psychosomatique » ayant pris aux yeux du grand public et des médecins la coloration péjorative et inexacte de « c’est dans la tête », voilant ainsi le dialogue permanent, étroit et complice qui existe entre le corps et l’esprit. Le corps sensoriel et affectif nourrit la conscience … dont la pensée s’imprime dans le corps ! En décompensation pathologique, le négatif du dialogue s’emballe vite dans une spirale « cercle vicieux », « boule de neige » et s’installe à chronicité, l’esprit … et le corps ne broyant finalement plus que du noir !

·         Dans ce contexte, l’intérêt de la Sophrologie Caycédienne ® est d’apprendre à découvrir puis à entraîner et à renforcer nos dialogues corps-esprit-corps positifs !

·         Spasmophile = « ami » des spasmes.

·         Fibromyalgie = Fibro : tendon – Myo : muscle – Algie : douleur, donc douleurs musculo-tendineuses chroniques … mais bénignes au départ. La fibromyalgie a été reconnue en tant que pathologie en 1992 par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé).

Fibromyalgie et spasmophilie

Plus de 25 années d’observation sur le terrain nous ont amenés à concevoir la spasmophilie (encore appelée « syndrome d’hyperventilation ») puis la fibromyalgie comme une expression « somato-psychique », celle d’une décompensation chronique de l’hyperémotivité et du stress mal géré.

·         Aujourd’hui, cette « maladie » est sous-diagnostiquée. Si actuellement elle concernerait 2 % de nos populations, nous serions nombreux à flirter avec ses frontières. Les céphalées de tensions, différentes tendinites récidivantes ou chroniques, les spasmes digestifs, différentes arythmies cardiaques, ne sont souvent que des manifestations localisées qui entreront dans le cadre de la fibromyalgie par généralisation et passage à chronicité de nos tensions internes. Le processus apparaît maintenant de plus en plus tôt, chez l’adulte jeune …. et même très jeune parfois !

·         Un petit test : si nous appuyons nous-mêmes sur certains des 18 points gâchettes répertoriés par l’Association Américaine de Rhumatologie, beaucoup d’entre nous seront surpris d’en trouver plusieurs fort sensibles, voire douloureux.

·         Où débute la maladie ? Dans le corps ou dans l’esprit ? Cela équivaut à se poser la question : y a-t-il eu d’abord une poule … ou un œuf ? Vaine question radicale !

·         Les premières manifestations de ce syndrome commencent souvent à l’adolescence : vertiges, syncopes, tétanie, maux de tête et de dos, nœuds dans la gorge et/ou dans le ventre, irritabilité …

·         L’hyperémotivité de la personne est fondamentale, hyperémotivité souvent refoulée, ce qui rend ses effets négatifs encore plus marquants. Cela explique la performance d’interventions de type « mieux-être / relaxation / gestion du stress (Sophrologie Caycédienne ® / Emostress © ) même si quelques mois de traitement sont la plupart du temps nécessaires. Mais n’oublions pas que la fibromyalgie s’annonce la plupart du temps dès l’adolescence par un état de spasmophilie. Elle concerne par après des personnes âgées de +/- 30 à 60 ans, donc avec des automatismes non appropriés et bien ancrés depuis de nombreuses années. Il nous semble important d’avertir le patient sur la durée du traitement tout en insistant sur les améliorations qui ne manqueront pas de se manifester dès les premières séances de pratique sophrologique.

·         Un facteur aggravant : l’enfouissement de ces « émotions/stress » sous une carapace. La personne donne ainsi souvent à son entourage une image de solidité (au début du moins) … d’une personnalité sur laquelle on peut s’appuyer. Les fibromyalgiques vont donc attirer les gens en difficultés, les écouter car ils ont quasi toujours le profil d’un être accueillant, gentil, sensible. Mais non éduqué au QE (« intelligence émotionnelle »), ils vont malheureusement sympathiser avec les problèmes des autres, « souffrir avec », au lieu de développer une attitude empathique ( je comprends l’autre, et je l’aide mais sans souffrir avec, l’autre n’est pas moi ). Leur état interne, émotionnel et négatif, va ainsi continuer à s’alourdir.

·         L’hyperémotivité refoulée est pour nous la clé du problème et le premier élément à traiter. En effet, rappelons que l’émotion (de ex movere , se mouvoir vers l’extérieur, « sortir de sa coquille » pourrait-on dire), est avant tout la libération de l’énergie nécessaire au mouvement. Comme le stress, c’est une préparation à l’action, physique surtout. Si cette dernière n’a pas lieu, l’énergie libérée notamment par l’adrénaline, va tourner en rond et maintenir les tensions musculaires « … muscles tendus, prêts à bondir » ce qui à la longue enflammera tous les tendons pour se terminer par une « polytendinite imméritée » : tendinite du tennisman (coudes) … sans jouer au tennis, du golfeur (épaules) sans pratique du golf, du cavalier (genoux) sans monter à cheval etc. … .

·         Après une émotion, un stress, il faudrait agir physiquement, taper par exemple. Comme il n’est pas heureusement pas culturel chez nous de battre sa femme, ses enfants etc. … contournons l’obstacle en tapant sur une balle par exemple (squash, tennis, foot …) et en « battant » de façon civilisée cette fois, sa femme, ses enfants, ses collègues … . Nous avons intérêt à toujours laisser aller le processus du stress et de l’émotion jusqu’à sa conclusion : une action, à composante physique principalement, une action d’adaptation.

Fibromyalgie

L’excès d’hormones de stress va faire fuir le Magnésium des cellules ; et le déficit quasi permanent de Magnésium intracellulaire développera une hyperexcitabilité neuromusculaire chronique, entraînant crampes mais aussi fatigue avec paradoxalement troubles du sommeil, irritabilité, troubles de la concentration … . Rappelons ici que cette mise en hyperexcitabilité lors d’une émotion et d’un stress est vitale pour la qualité de nos actions d’adaptation, de mouvement. Si vous traversez par exemple les rues mouvementées en hypoexcitabilité neuromusculaire, je ne donne pas cher de votre peau. L’important est d’apprendre à retrouver la détente intérieure, une fois la rue traversée, la réponse au stress donnée. Soyons « zen » … mais pas «zot» ! (fou en bruxellois).

·         Pour améliorer tout cela la prise de Mg seul ne suffit pas, il faut en plus certaines vitamines et autres molécules anti-stress, et il faut surtout mettre un  bouchon au niveau des fuites. Avez-vous déjà pu prendre un bain en ouvrant seulement les robinets et en oubliant de mettre le bouchon ? Ce bouchon sera ici une meilleure hygiène de vie, une meilleure écoute de soi accompagnée d’un meilleur respect de ce que nous sommes, une meilleure intelligence corporelle et émotionnelle. Dans ce domaine, la Sophrologie Caycédienne ®, parfaitement adaptée à l’homme « moderne » occidental que nous sommes, est devenue pour nous un choix idéal. Mais en mettant ce bouchon, n’oublions pas aussi d’ouvrir les robinets !

·         Rappel d’une étude clinique publiée il y a quelques années déjà : une population de spasmophiles fut répartie en deux groupes, l’un a reçu un traitement médicamenteux classique (Ca, Mg, Vit. B et D) et l’autre le même traitement auquel nous avons ajouté la Sophrologie de Caycedo à raison d’une séance par semaine et en invitant nos patients à s’entraîner le plus régulièrement possible chez eux.

Le groupe témoin dut attendre 3 mois pour présenter une amélioration de 47 % de la moyenne d’un quotient symptomatique global (quantifiant l’importance de leur pathologie globale).

Le groupe + sophro., obtint quant à lui une amélioration de 51 % de leur symptomatologie de départ dès la fin du 1er mois de traitement. L’ajout de la Sophrologie dans cette pathologie difficile à maîtriser nous permet donc d’aller plus de trois fois plus vite dans l’amélioration des symptômes.

spasmophilie

Evolution des QSG dans nos deux groupes, à l’arrière, ne prenant que les médicaments et devant celui traité par la combinaison médicaments – sophrologie.

Cette étude date de plus de 20 ans. Les résultats actuels sont aujourd’hui 2 à 3 fois plus rapide en appliquant la méthode actualisée 2004 – 2007.

·         Le traitement :               « comprendre et tranquilliser … sans minimiser »

·                     Expliquer et impliquer : « la porte du changement ne s’ouvre que de l’intérieur et vous seul en avez la clé » – « le patient responsable de sa santé » (beau thème de la dernière journée suisse de sophrologie caycédienne ®.

·         Notre recette donc : pas de « sophro-recette », ou encore d’exercices sophro spécifiques pour ce syndrome mais une démarche classique et systématique. Pas de « monothérapie » non plus, et dédramatiser le plus vite possible en expliquant bien au patient l’origine des problèmes : cette hyperémotivité refoulée, … ce que ne font malheureusement pas les trop nombreux sites internet consacrés au problème. Bien souvent leurs propos inquiètent encore plus le patient, d’où augmentation des décharges d’adrénaline, des tensions physiques et mentales.

·         1) La Sophrologie Caycédienne ® et son adaptation à l’«Emostress ©», outil thérapeutique de base.

« Au lieu de maudire l’obscurité, allume donc ta lanterne » (proverbe chinois).

« La vie est mouvement, pour se déplacer il lui faut un moteur. Quel est-il ? Le stress et l’émotion, toujours associés en une entité que nous baptisions dès 1992 « émostress © ».

Mais ce moteur, pour la vie qu’il anime, est un moteur à explosion. Il faut le faire tourner sans le faire exploser. Si cela est aujourd’hui bien maîtrisé pour nos voitures, il n’en est pas de même pour notre véhicule de vie, notre univers corporel. L’éducation occidentale «moderne» ne nous enseigne quasi rien à son sujet, bien précieux pourtant, car unique. Notre culture nous abandonne au grand voyage de l’existence dans une automobile « self contrôlable » … mais sans mode d’emploi, sans code de la route, sans GPS, sans Guide rouge, ni Guide vert ou bleu pour les bonnes étapes. Elle nous livre à un tourisme terrestre chaotique et peu vivantiel, c’est-à-dire peu transcendant.

Restant ainsi « analphabètes » dans le domaine du stress et de l’émotion, nous ne faisons que subir la pression du monde extérieur et seule une maladie psychosomatique nous ralentira ou nous arrêtera pour souffler, un peu ou définitivement ! De plus, nous sous-exploitons la dimension positive de l’émostress ©. Ce sont, en effet, les émotions qui motivent et accélèrent le changement.

Si, comme pour nos voitures, le permis de conduire nous était exigé avant de prendre la route de l’existence, nous serions tous recalés comme chauffards immatures et incompétents, interdits de mouvements, donc de vie ! Comment compenser tout cela? … en nous inscrivant à une auto-école performante, comme la Méthode Caycedo et son adaptation à l’«émostress ©». (Dr. M.D.)

2) Toute technique psychocorporelle, unissant pour un mieux vivre le corps et l’esprit,

3) Tout accompagnement psy. (De préférence positif !) de l’hypersensibilité émotionnelle,

4) Toute pratique de relaxation, le watsu par ex. (à condition d’aimer l’eau, attention aux alcooliques !)

5) Des conseils de meilleure hygiène de vie (sport doux, loisirs positifs …).

6) La prise régulière de magnésium, de vit. B et D, d’antioxydants …

7) De la kiné (douce et progressive) ***

8) Un traitement médicamenteux : myorelaxants, antidépresseurs (si nécessaire et de façon ponctuelle), anti-inflammatoires (si tolérés) …

·         Eviter les abus d’un environnement  « bienveillant » :

Certaines associations nationales apportent aux patients une dynamique de réflexion intéressante. Elle ont eu aussi le mérite de tirer la sonnette d’alarme au niveau de responsables de la santé publique qui ont trop longtemps considéré cette pathologie péjorativement comme psychique.

Des dangers existent bel et bien, sur internet par exemple où l’on pourrait souvent crier « au feu ! au fou ! » cf. l’exemple cité au début de ce chapitre. « Les pratiques sectaires envahissent les soins de santé » («le journal du médecin du 25 avril 2006), conclusions émise récemment  « La commission d’enquête parlementaire « sectes », rapport publié le 23 mars 2006. Nous pourrions y classer ce « publieur ».

Docteur Michel Debelle